Le Monde de JR

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dimanche, août 14 2011

Contrepoint

Saül dis-moi les bergamasques
     qui en mai sur une cordelette,
     entourèrent la hutte aux chardonnerets
     en même temps qu'une mélodie basque
     sur un pont de pierrettes,
    berçait naïvemnt le général au bouquet.

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samedi, novembre 13 2010

Mellificamus domine

La servitude spinoziste,l'utopie de T.More et les Essais de Montaigne,sans oublier Erasme,écritures
sans ornement inutiles,romanesques,sans fioritures-transposés au commencement du XXIe siècle.
L"amitié,la philia,l'amour qu'ils continuent sagement à donner à l ' être humain  .
Restauration de la belle langue,rigueur des maîtres pour la conduite de la vie,qu l'on doit impérativement
donner dans les écoles,les lycées et les facs.
Quatre astres suppléméntaires,brillants,éclairant notre époque éteinte.A terme,c'est la pensée qui se
libère,et la liberté qui pense.L'homme.
Tous ceux qui se disent poètes ne doivent pas les négliger:pour la solidité et la fermeté des arguments
la force des mots justes,de la pensée vraie,le simple et le complexe.
Il ya aussi Fénelon le quiétiste,dont un buste est à Carennac(lot).
Car il faut bien penser l'homme,qui se pense lui-même,celui  de demain,éternel quoiqu'il en soit
--Al'image de Dieu,mais s'éloignant de lui aussi!
D'où anthropologie ethnologie,sciences sociales.
Connaître soi,oui,mais savoir ce dont nous sommes capables en bien comme en mal.D'où l'Ethique.
En effet où va l'humanité?Connaître l'homme dans la dimension divine et corporelle,l'homme pensant
s'interrogeant,réfléchissant,l'homme aimant...
Quatre siècles et des poussières nous séparent de ces grands créateurs mais leurs écrits
sont véritablement  modernes(style,composition) oui!
Pour celà,il faut une césure radicale,une reconversion radicale,un sursaut de l'Etre pour
éviter le sommeil dogmatique.
A part celà,c'est la différence qui est sujet(différenciation,différance)
Il faut ajouter Duns Scott,magister subtilis ou Augustin le clairvoyant,l'aigle de St Jean.
La raison s'y retrouve bien sûr.Hétrogène,ratio spinozii,ratio Morae,ratio montaigne,ratio Erasmus,ratio
Scottis,ratio fénelon.Le reste parait peu et insignifiant,relativement corrélé à l'édifice
philosophique construit avec patience comme le manoir de L.et sa chapelle.Bel édifice défiant
le temps,le n'importe quoi architectural,les guerres les dissensions,et les conflits.

jean-rené bourlet.automne 2010

lundi, novembre 1 2010

Ma petite danseuse

Sur un demi globe dépoli
ma petite danseuse fait des pointes
 
Avant minuit je scruterai à la
lunette la Polaire, Castor et Pollux
les baptisant sans être Galilée
 
Et dans la bande noire de  mon
chapeau beige glisse un billet
de mystère en sépia
 
Le petit rat de verre peint s'arrête
sur ce point de notre terre-mère-
 
Alors, oui sœur lune salue bien
bas au-dessus du toit d'ardoises
les anges mi-nuages, mi-cimes de chênes
 
Par milliers les fils de soie dessinent
réseaux de triangles, carrés, losanges,et trapèze
entre portes et fenêtres patinées
Une lumière discrète et la rosée y jouent
du violon avec talent.
 
Dans une boîte noire ronde est écrit
"Nuit et rêve, et dans une boîte blanche
est écrit "Jour et sourire", on aurait
pu tout aussi bien écrire Ebène et ivoire"
ou bien jouer à pile ou face qui allumerait
le réverbère pour la jolie bergère;
 
Bien ou mal cela m'est bien égal, la pluie
justement vide rues et parcs où les
myosotis s'ennuient sans le jardinier et le balayeur
 
Moi, en secret tel un détective derrière
son journal, j'ai suivi un vieux professeur
de piano sur un quai de hasard, le train
n'est pas arrivé dans son fracas de fer, et
je l'ai regardé avec sa valise disparaître,
voyageur amer à l'hiver de la vie.
Ma petite danseuse tourne et valse.

25/26 octobre 2010 par jr bourlet (La Gironie-Turenne)

lundi, octobre 18 2010

Paradis

On passe de Pluton à Platon
d'Aldebarran à Cioran
de Berlin à l'Arétin
du taureau à Bamako
de Bamako à Sappho,
de Membré à l'Ombré
  
On passe d'Orion à Sion
de René Char à Pushkar
de Dallas à Pallas
de Rome au dome
du lycaon à Pharaon
et de la voie lactée à Galatée
de Sirius aux Cirrus de ma poésie.

15/09/07 extrait de Paradis p.18

vendredi, septembre 3 2010

Phalaris

Muse végétale qu'il faut dessiner et chérir
vous parez et ornez maisons,chateau et ruines
Et j'ai mon habit vert pour vous plaire
ainsi qu'un vieil air tremblant sous le soleil.
Eh!quoi!La terre n'est pas sainte,l'ivraie abonde,
Homme,de tes forces ta liberté  dispose,mais
Caîn en toi sommeille depuis si longtemps...
Muse minérale,je sacrifierai sur le promontoire
superbe un rayon pourpre de lune confite;
Apolloniennes au beau souris,je chanterai votre
naissance auguste et votre fin dans le livre de la vie,
car la passion brûle mes doigts en vous touchant.
Muse aquatique forgée da n s  le bronze,assise
sur le rocher,vous incarnez vaillance des citées
libérées de la souffrance passée,tel un puissant
monument  de proue.Je reviendrai à temps fleurir
vos pieds graciles et cambrés encor et encor.....
La cloche de La Phalange sonne au tympan,égayez-vous!


Fin du Poème.Lys noir tour de nesles

samedi, juillet 31 2010

Cour D'Amour

Cour d'Amour au camp du drap d'Or
où chante l'homme autour d'un grand feu
les cyclades sont des pièces d'argent dans la mer
sous les doigts des dieux tout est neuf
même les étoiles au-dessus des alcoves
bercent de leurs caresses aquatiques les corps mêlés
le soleil en équilibre sur une hallebarde,
et un turban chamarré posé sur un coffre
où dorment de précieux édits,
là,rêves d'histoire aux beaux manoirs fleuris.
Une main habile dans l'échoppe du ponte vecchio polit une pierre
et l'on entend le bretteur qui s'exerce à l'aurore,
sa diablesse a le mal d'amour,à la rose jaune
Michel-ange lit sous l'olivier un sonnet
à une dame cruelle qu'un serpent mord à l'échine;
révérence faite,un pan de voile tombe sur l'horizon
On aime à la cour les beaux atours.


En corrèze le 2/04/O6 par jr bourlet

samedi, février 27 2010

Poème

Va échansson,donner mon offrande
le coeur léger comme à la fête
à mes hôtes des Danaïdes...
 
Au musée lambrissé veillent
ces bustes sévères sortis du burin
ils écoutent les pas des majordomes;
 
joue ta suite clavecin vernis!
notre belle saison venue
et la quiète Liseuse éclairée,
 
Viens solennel druide des brumes
dans le giron fourré du sage,
porter toutes tablettes orphiques.

fin février 2010 par jeb

samedi, octobre 31 2009

Régina Caeli

Le pays du passé est désert comme la nuit,
Je m'y retire sept jours,les habitants ont fui
leur mémoire dans les camps de réfugiés;
Les oiseaux géants y grondent sourdement
dans une fôret de livres verticale,de ceux
qu'on a lu dans une autre vie,alors savant
et intié à la magie.
Au bout de sept jours je revois mes semblables
avec l'éternité en eux,qui sont revenus d'un beau
voyage intemporel le long des méandres du
Souvenir.
Et je sais que la terre du présent me portera sans faille
à la clairière où l'amour réunissait espoir et désespoir;
ce libre amour qui invente les chemins de tous les hommes.
Le pays du passé est un feu près d'un filet de pèche,là-bas
ses guérites et ses barrières,ses mûrs d'ombre un jour
seront tombées,tout sera à tous.


26/10/09 par jr bourlet

jeudi, octobre 29 2009

Pantia

Pantia dont le regard est d'émeraude
luit sur une mosaïque italienne
pour peu Dionysos irait la ravir
dans les tourbillons des aquilons;
 
Sa tunique à large plis est courte
et elle a en laisse un chien Cerbère
les blancs morts font procession,
Pantia dites -moi sous quelle étoile
 
vous avez vu le jour,et si
le bouc a eu commerce avec vous?
Etes-vous le baume ou le poison
 
pour les hommes passant aux Thermes?
et pour moi qui vous admire,
tant de beauté dans un être résumé
 
La Pythie m'a murmuré des mots
de prudence à l'égard de vos charmes,
 
Le ciel devient terrible à votre présence
Pantia dont le regard est d'émeraude.
 
(devrais-je vous aimer si je dois mourir?)

16/10/09 jean-rené bourlet

lundi, octobre 19 2009

Psaume sanglant

J'ai flané dans la forêt noire,
l'étoile entrevue est triste
de la guerre des hommes
c'est une aiguille parmi
d'autres sur les coutures 
noires du ciel où montent
des psaumes sanglants. Au
creux des rochers, je brûle du thym
er des herbes avec  un cierge..
Les lèvres fermées
comme des felurs pourraient
embrasser la vie, mais le feu
et la mort nous tiennent cois.
Est-ce que l'étoile, seule dans la nuit
cessera de nous guider, 
d'élever notre espoir à la cime
au plus haut point d'ignition
et de paix intérieure vraie. 

jr bourlet

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